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Gynécologie

Diagnostic et traitement des infections gynécologiques

La réponse courte

Les infections gynécologiques – mycose vaginale (candidose), vaginose bactérienne, trichomonase, chlamydia, gonorrhée, mycoplasmes, infections urinaires et infection génitale haute – font partie des motifs de consultation gynécologique les plus fréquents, et presque toutes se soignent bien lorsque le diagnostic est exact. Leurs symptômes (pertes, démangeaisons, odeur, brûlures) se ressemblent beaucoup : le bon traitement commence donc par un examen et, si besoin, par un prélèvement vaginal ou une culture, pas par des ovules achetés sans ordonnance. À la Klinika Gjata à Tirana, la Prof. Assoc. Dr Elinda Gjata – gynécologue avec plus de 25 ans d’expérience, dont la recherche post-universitaire a porté sur les infections fongiques et la candidose récidivante – établit le diagnostic et le plan de traitement lors d’une consultation discrète.

Mis à jour:

01Pertes blanches : quand sont-elles normales et quand signalent-elles une infection ?

Les pertes vaginales sont normales et saines : elles nettoient et protègent le vagin. Elles ne doivent inquiéter que lorsque leur couleur, leur odeur ou leur quantité change, ou lorsqu’elles s’accompagnent de démangeaisons, de brûlures ou de douleurs.

Pertes généralement normales :

  • Blanches ou transparentes, sans odeur forte.
  • Plus fluides et filantes autour de l’ovulation (comme du blanc d’œuf).
  • Plus épaisses et crémeuses avant les règles ; un peu plus abondantes pendant la grossesse.
  • Sans démangeaisons, brûlures ni rougeurs.

Pertes qui justifient une consultation :

  • Blanches, épaisses, « caillebottées » (comme du lait caillé), avec de fortes démangeaisons – typiques de la mycose vaginale.
  • Fluides, gris-blanc, avec une odeur de poisson qui augmente après les rapports – typiques de la vaginose bactérienne.
  • Jaune-vert, mousseuses, malodorantes, avec brûlures – possible trichomonase.
  • Jaunes ou purulentes, avec saignements entre les règles ou après les rapports – possible chlamydia ou gonorrhée.
  • Teintées de sang en dehors des règles, ou avec fièvre et douleurs abdominales – consultation rapide nécessaire.

Une règle simple : la couleur et l’odeur orientent, mais ne suffisent pas au diagnostic. Selon les recommandations des CDC sur le traitement des infections sexuellement transmissibles (2021), la vaginose bactérienne est la cause la plus fréquente de pertes anormales dans le monde, tandis que beaucoup de femmes infectées n’ont aucun symptôme. C’est pourquoi le gynécologue examine et, si besoin, réalise un prélèvement vaginal pour identifier précisément la cause.

02Mycose vaginale (candidose) : symptômes, causes et traitement

La mycose vaginale (candidose vulvovaginale) est une infection par un champignon, surtout Candida albicans, qui vit normalement dans l’organisme en petite quantité et pose problème lorsqu’il prolifère. Selon les CDC (2021), environ 75 % des femmes ont au moins un épisode au cours de leur vie et 40 à 45 % en ont deux ou plus.

Les symptômes les plus fréquents :

  • Démangeaisons intenses de la vulve et du vagin.
  • Pertes blanches, épaisses, caillebottées, généralement sans mauvaise odeur.
  • Rougeur, gonflement et brûlures, surtout en urinant ou pendant les rapports.

Facteurs favorisants :

  • Les antibiotiques, qui éliminent aussi les lactobacilles protecteurs.
  • La grossesse et les variations hormonales.
  • Un diabète mal équilibré, une immunité affaiblie.
  • Chaleur et humidité : maillot de bain mouillé, vêtements synthétiques et serrés, été.
  • Toilette excessive et produits intimes parfumés.

Diagnostic : la mycose s’accompagne d’un pH vaginal normal (inférieur à 4,5) et se confirme par l’examen microscopique des pertes ; la culture est utile lorsque les symptômes persistent, que l’infection récidive ou que l’on suspecte des espèces de Candida moins courantes (non-albicans), qui peuvent répondre différemment au traitement.

Traitement : généralement des antifongiques par voie vaginale (ovules ou crème) ou par voie orale, selon le cas. Le type et la durée sont décidés par le médecin après l’examen – pendant la grossesse, par exemple, les CDC recommandent uniquement un traitement vaginal. Selon les CDC, le partenaire n’a pas besoin d’un traitement systématique, sauf s’il a lui-même des symptômes (rougeur et démangeaisons du pénis).

La mycose récidivante est définie par les CDC comme trois épisodes symptomatiques ou plus en un an et touche moins de 5 % des femmes. Elle nécessite une confirmation par culture, la recherche des facteurs déclenchants et un plan de traitement plus long, préventif – et non un ovule en vente libre après l’autre.

03Vaginose bactérienne : pourquoi mes pertes sentent-elles mauvais et comment la traiter ?

La vaginose bactérienne (VB) est un déséquilibre de la flore vaginale : les lactobacilles protecteurs diminuent et sont remplacés par des bactéries anaérobies. Ce n’est pas une infection « due à un manque d’hygiène » et elle n’est pas considérée comme une IST classique, même si elle est plus fréquente chez les femmes sexuellement actives.

Symptômes :

  • Pertes fluides, gris-blanc, homogènes.
  • Odeur de poisson, souvent plus forte après les rapports ou pendant les règles.
  • Peu ou pas de démangeaisons en général – ce qui aide à la distinguer de la mycose.
  • Beaucoup de femmes n’ont aucun symptôme (CDC, 2021).

Diagnostic : le médecin s’appuie sur les critères d’Amsel – le diagnostic est posé si au moins 3 signes sur 4 sont présents : pertes fluides homogènes, pH vaginal supérieur à 4,5, « clue cells » au microscope et odeur de poisson au test à la potasse (KOH).

Traitement : des antibiotiques spécifiques, par voie orale ou vaginale, prescrits après le diagnostic. Les récidives sont fréquentes, si bien qu’un plan à plus long terme est parfois nécessaire. Concernant le partenaire, les recommandations des CDC (2021) ne préconisaient pas de traitement systématique, mais un essai randomisé publié dans le New England Journal of Medicine en mars 2025 (Vodstrcil et al.) a montré qu’en traitant aussi le partenaire masculin régulier, les récidives à 12 semaines passaient de 63 % à 35 %. Votre médecin vous dira si cela s’applique à votre situation.

Erreur fréquente : la douche vaginale et les savons parfumés. Ils déséquilibrent encore plus la flore et, selon les CDC, peuvent augmenter le risque de récidive.

04Chlamydia, gonorrhée et trichomonase : symptômes et dépistage sans jugement

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont très courantes et n’ont rien de honteux. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus d’un million d’IST curables sont contractées chaque jour dans le monde, et la plupart ne donnent aucun symptôme. Pour la seule année 2020, l’OMS a estimé 129 millions de nouveaux cas de chlamydia, 82 millions de gonorrhée et 156 millions de trichomonase.

Chlamydia (Chlamydia trachomatis) :

  • Ne donne aucun symptôme chez la plupart des femmes.
  • Lorsqu’elle en donne : pertes accrues, brûlures urinaires, saignements après les rapports ou entre les règles, douleurs du bas-ventre.
  • Non traitée, elle peut remonter vers l’utérus et les trompes (infection génitale haute) et provoquer une infertilité tubaire ou une grossesse extra-utérine.

Gonorrhée (Neisseria gonorrhoeae) :

  • Pertes jaunes ou purulentes, brûlures urinaires, parfois aucun symptôme.
  • L’OMS alerte sur la résistance croissante aux antibiotiques – le traitement doit suivre les recommandations actuelles, jamais un antibiotique au hasard.

Trichomonase (Trichomonas vaginalis) :

  • Pertes jaune-vert, mousseuses, malodorantes, démangeaisons et brûlures ; souvent aussi sans symptôme.

Traitement et partenaire : ces infections se traitent par des antibiotiques ou antiparasitaires spécifiques, prescrits après le test. Le ou les partenaires doivent être traités en même temps et les rapports évités jusqu’à la fin du traitement des deux ; sinon, l’infection revient « en ping-pong ». Le médecin peut conseiller un nouveau test quelques mois plus tard.

Dépistage sans jugement : à la Klinika Gjata, les questions sur la vie sexuelle servent uniquement à choisir le bon test, jamais à juger. Un test positif ne signifie pas que quelqu’un a été « infidèle » : beaucoup d’infections restent silencieuses pendant des mois, voire des années. Le dépistage est conseillé en cas de symptômes, de nouveau partenaire, de partenaire symptomatique, avant une grossesse ou avant un traitement de fertilité.

05Mycoplasmes et uréaplasmes : faut-il toujours les traiter ?

Pas toujours. Les mycoplasmes et les uréaplasmes sont de petites bactéries, mais elles ne se valent pas toutes – ce qui crée beaucoup de confusion après un résultat « positif ».

  • Mycoplasma genitalium est une véritable IST : il peut provoquer une cervicite (inflammation du col de l’utérus), des saignements après les rapports et une infection génitale haute. On le recherche en cas de symptômes ou d’indication précise et on le traite avec le partenaire. La recommandation européenne de l’IUSTI (2021) et la recommandation britannique de la BASHH (2025) insistent sur un traitement guidé par la résistance, car la résistance aux antibiotiques progresse.
  • Mycoplasma hominis, Ureaplasma urealyticum et Ureaplasma parvum sont souvent présents chez des femmes en parfaite santé. Le comité éditorial des recommandations européennes sur les IST (prise de position, 2018) ne recommande ni dépistage ni traitement systématiques, car le portage asymptomatique est fréquent et la plupart des personnes ne développent jamais de maladie.

Ce que cela signifie en pratique :

  • Un uréaplasme positif sans symptôme ne justifie généralement pas des cures répétées d’antibiotiques.
  • La décision de traiter revient au médecin, en tenant compte des symptômes, de l’examen, d’une grossesse ou d’un projet de grossesse et des autres résultats.
  • Les antibiotiques inutiles déséquilibrent la flore vaginale et peuvent déclencher une mycose – un cercle vicieux que nous voyons souvent.

Si vous avez un résultat d’un autre laboratoire, apportez-le à la consultation : nous l’interpréterons ensemble.

06Papillomavirus (HPV), condylomes et herpès génital : ce qu’il faut savoir

Le HPV (papillomavirus humain) est l’infection virale génitale la plus répandue. Selon l’OMS, environ 300 millions de femmes ont une infection à HPV à un moment donné. La plupart des infections sont éliminées par le système immunitaire en deux ans environ (CDC).

  • Les types à bas risque (surtout HPV 6 et 11) provoquent les condylomes génitaux – petites excroissances couleur chair, en forme de chou-fleur. Ils ne deviennent pas cancéreux mais sont traités en raison de la gêne et de la contagiosité.
  • Les types à haut risque (par exemple HPV 16 et 18) ne donnent pas de symptômes, mais lorsqu’ils persistent pendant des années ils peuvent entraîner des lésions du col de l’utérus. Le dépistage régulier par frottis et/ou test HPV est la principale protection ; le vaccin HPV prévient les principaux types.
  • Les condylomes sont traités par des méthodes locales choisies par le médecin après l’examen. N’utilisez pas de produits contre les verrues cutanées sur la zone génitale.

L’herpès génital est surtout dû au HSV-2 (parfois au HSV-1). L’OMS estime que plus de 520 millions de personnes vivent avec un herpès génital.

  • Symptômes : petites vésicules et ulcérations douloureuses, brûlures, parfois fièvre lors du premier épisode.
  • Il n’existe pas de guérison définitive, mais les antiviraux raccourcissent les poussées et peuvent prévenir les récidives fréquentes.
  • Pendant la grossesse, signalez à votre médecin tout antécédent d’herpès, car le risque principal pour le bébé est lié à un premier épisode proche de l’accouchement.

Ceci est un aperçu : toute lésion génitale nécessite un examen, car toutes ne sont pas de l’herpès.

07Infection urinaire (cystite) chez la femme et infection génitale haute (IGH) : symptômes

L’infection urinaire (cystite) est l’une des infections les plus fréquentes chez la femme, car l’urètre court permet aux bactéries – le plus souvent E. coli d’origine intestinale – d’atteindre facilement la vessie.

Symptômes de la cystite :

  • Brûlures ou douleurs en urinant.
  • Envies fréquentes et pressantes d’uriner, même pour peu d’urine.
  • Urines troubles, malodorantes ou contenant du sang.
  • Douleur au-dessus du pubis.
  • Fièvre, frissons ou douleur dans le dos ou le flanc peuvent signifier que l’infection a atteint les reins – une consultation le jour même est nécessaire.

Le diagnostic repose sur une analyse d’urine et, si besoin, un ECBU (examen cytobactériologique des urines) avec antibiogramme, qui indique l’antibiotique efficace. C’est essentiel en cas d’infections récidivantes : un antibiotique pris « sur les conseils d’une amie » augmente les résistances et favorise la mycose. Les brûlures urinaires peuvent aussi venir d’une mycose, d’une trichomonase ou d’une chlamydia ; le gynécologue évalue donc l’ensemble.

L’infection génitale haute (IGH, ou salpingite ; en anglais PID) est une infection de l’utérus, des trompes et parfois des ovaires, le plus souvent due à une chlamydia ou une gonorrhée non traitée qui remonte.

  • Symptômes : douleurs du bas-ventre, douleurs pendant les rapports, pertes anormales, saignements irréguliers, fièvre.
  • Conséquences possibles si le traitement tarde : infertilité tubaire, grossesse extra-utérine, douleurs pelviennes chroniques.
  • Les recommandations des CDC (2021) conseillent de débuter le traitement sans attendre en cas de suspicion clinique. L’échographie aide à écarter d’autres causes et à rechercher une collection (abcès).

08Pourquoi mon infection vaginale revient-elle ? Prévention, hygiène et été

Une infection qui « revient » est rarement de la malchance : il y a généralement une raison – un diagnostic imprécis, un traitement interrompu, un partenaire non traité (pour les IST), un facteur déclenchant non corrigé, ou un usage excessif d’antibiotiques et de produits intimes.

Idées reçues sur l’hygiène :

  • « Plus on se lave, mieux c’est » – non. De l’eau et, si vous le souhaitez, un nettoyant doux non parfumé uniquement à l’extérieur, une fois par jour, suffisent.
  • « La douche vaginale élimine l’infection » – non. Les CDC et l’ACOG la déconseillent : elle déséquilibre la flore et augmente le risque de vaginose.
  • « Lingettes et sprays intimes donnent de la fraîcheur » – ils irritent souvent et favorisent les infections.
  • « Je l’ai attrapée dans des toilettes publiques » – très rarement ; les vraies causes sont généralement internes ou sexuelles.

Ce qui aide vraiment :

  • Des sous-vêtements en coton, pas trop serrés ; retirer rapidement maillot de bain et tenue de sport mouillés.
  • S’essuyer d’avant en arrière après être allée aux toilettes.
  • Uriner après les rapports (aide contre la cystite).
  • Le préservatif protège des IST et peut réduire les récidives de vaginose.
  • Des antibiotiques uniquement sur prescription – chaque cure inutile augmente le risque de mycose.
  • Bien équilibrer un éventuel diabète.

Été et piscine : la chaleur, l’humidité, le maillot mouillé gardé pendant des heures et le changement de rythme augmentent le risque de mycose. La Prof. Assoc. Dr Elinda Gjata en a parlé dans l’émission « Klinika 24 » de Report TV consacrée aux infections vaginales en été. Le chlore de la piscine provoque rarement à lui seul une infection, mais peut irriter – une douche à l’eau claire et un séchage soigneux après la baignade aident.

Probiotiques : les CDC (2021) notent qu’aucune preuve solide ne montre qu’ils préviennent la mycose. Ils sont généralement sans danger, mais ne remplacent ni le diagnostic ni le traitement.

09Infections pendant la grossesse : pourquoi elles comptent et ce que l’on fait

Pendant la grossesse, les infections sont plus fréquentes et comptent davantage, car certaines sont associées à des complications pour la mère et le bébé. La bonne nouvelle : la plupart se diagnostiquent facilement et se traitent en toute sécurité lorsque le traitement est choisi par le médecin.

  • La mycose est plus fréquente en raison des hormones. Elle se traite, mais pas avec n’importe quel médicament : les CDC (2021) recommandent uniquement un traitement vaginal pendant la grossesse et conseillent d’éviter un antifongique oral courant.
  • La vaginose bactérienne symptomatique est associée, selon les CDC, à la rupture prématurée des membranes, à l’accouchement prématuré et aux infections après l’accouchement – elle est donc traitée lorsqu’elle donne des symptômes.
  • L’infection urinaire, même sans symptôme (bactériurie asymptomatique), doit être recherchée par une analyse d’urine : l’US Preventive Services Task Force (USPSTF, 2019) recommande le dépistage chez toutes les femmes enceintes, car non traitée elle peut évoluer vers une infection rénale (pyélonéphrite).
  • La chlamydia, la gonorrhée et la trichomonase peuvent influencer le déroulement de la grossesse et se transmettre au nouveau-né ; elles sont dépistées et traitées avec le partenaire.
  • Herpès génital : signalez tout épisode antérieur à votre médecin.
  • Streptocoque du groupe B (SGB) : l’ACOG (2020) recommande un prélèvement vers 36–37 semaines.

Pendant la grossesse, la règle principale est : aucun ovule, antibiotique ou « remède naturel » sans l’avis de votre gynécologue. Des pertes un peu plus abondantes sont normales, mais un écoulement aqueux continu, des saignements, de la fièvre ou des brûlures urinaires nécessitent un contrôle rapide. L’échographie à la clinique permet aussi d’évaluer la grossesse lors de la même consultation.

10Comment diagnostique-t-on une infection en consultation ? Le prélèvement vaginal étape par étape

Un diagnostic précis, c’est la moitié du traitement. Voici comment se déroule généralement une consultation pour infection gynécologique à la Klinika Gjata :

  1. Entretien (interrogatoire) : vos symptômes et leur début, votre cycle, votre contraception, une grossesse possible, les antibiotiques récents, les traitements déjà essayés, les épisodes précédents. Les questions concernant le partenaire sont posées avec discrétion, uniquement pour choisir les bons examens.
  2. Examen gynécologique : le médecin examine la vulve, les parois vaginales et le col de l’utérus au spéculum, ainsi que l’aspect, la quantité et l’odeur des pertes.
  3. pH vaginal : une petite bandelette mesure l’acidité – un pH normal (inférieur à 4,5) est typique de la mycose ; un pH supérieur à 4,5 oriente vers une vaginose bactérienne ou une trichomonase.
  4. Prélèvement vaginal ou cervical : un écouvillon souple est passé quelques secondes dans le vagin ou sur le col. En général, ce n’est pas douloureux.
  5. Microscopie et analyses : les pertes sont examinées à la recherche de levures, de « clue cells » ou de trichomonas ; selon le cas, l’échantillon est envoyé en culture (par exemple mycose récidivante, avec identification de l’espèce) ou pour des tests moléculaires (PCR) pour chlamydia, gonorrhée ou Mycoplasma genitalium. En cas de suspicion de cystite, une analyse d’urine et un ECBU sont réalisés.
  6. Échographie, si nécessaire : en cas de douleurs pelviennes, de suspicion d’IGH ou pour contrôler une grossesse.
  7. Résultats et plan : certains éléments sont discutés lors de la même consultation ; cultures et analyses de laboratoire reviennent généralement sous quelques jours. Le traitement est prescrit selon la cause, avec des consignes pour le partenaire et pour le suivi si nécessaire.

Pour un résultat plus fiable : évitez ovules, crèmes vaginales et douche vaginale 24 à 48 heures avant la consultation et, si possible, les rapports la veille. Si vous avez vos règles, appelez-nous : il vaut souvent mieux venir après, sauf symptômes importants.

11Quand consulter un gynécologue en urgence ?

La plupart des infections vaginales ne sont pas des urgences, mais certains signes ne doivent pas attendre. Demandez une consultation le jour même, ou rendez-vous aux urgences en dehors des heures d’ouverture, en cas de :

  • Fièvre supérieure à 38 °C associée à des douleurs du bas-ventre ou des pertes anormales.
  • Douleurs pelviennes intenses, surtout d’un seul côté, ou douleur qui s’aggrave rapidement.
  • Test de grossesse positif avec douleurs abdominales ou saignements (une grossesse extra-utérine doit être écartée).
  • Grossesse avec fièvre, brûlures urinaires, écoulement de liquide, saignements ou douleurs.
  • Brûlures urinaires avec fièvre, frissons ou douleur dans le dos ou le flanc (suspicion d’infection rénale).
  • Lésions génitales douloureuses avec fièvre ou difficulté à uriner.
  • Vomissements, vertiges ou sensation de malaise important.

Prenez rendez-vous sous quelques jours si :

  • Les symptômes ne s’améliorent pas après le traitement ou reviennent dans les deux mois (les CDC conseillent alors une évaluation et des tests).
  • Vous avez eu quatre « mycoses » ou plus en un an.
  • Votre partenaire a un diagnostic d’IST ou des symptômes.
  • Vous saignez après les rapports.

Pour prendre rendez-vous à la Klinika Gjata : +355 4 234 0059.

12Pourquoi la Klinika Gjata pour les infections gynécologiques – et de quoi dépend le coût ?

La Klinika Gjata exerce à Tirana depuis 2009 ; elle est dirigée par la Prof. Assoc. Dr Elinda Gjata, MD, Dr Sc., gynécologue-obstétricienne avec plus de 25 ans d’expérience et professeure associée à l’Université de médecine de Tirana.

  • Expertise spécifique : la recherche post-universitaire du Dr Gjata (SHPU, 2004–2005) a porté sur les infections fongiques et leur traitement, en particulier la candidose récidivante – précisément les cas qui « ne guérissent pas » avec les ovules habituels.
  • Le diagnostic avant le traitement : examen, prélèvement vaginal ou culture si nécessaire, et échographie dans la même clinique.
  • Discrétion : l’échange est respectueux et sans jugement, et vos données restent confidentielles.
  • Continuité : le même médecin suit le diagnostic, le traitement, le partenaire (si nécessaire) et le contrôle – important en cas d’infections récidivantes, de grossesse et avant un traitement de fertilité.
  • Information du public : le Dr Gjata est intervenue sur les infections vaginales estivales dans « Klinika 24 » sur Report TV.

De quoi dépend le coût ? Nous ne publions pas de tarifs fixes en ligne, car chaque situation est différente. Le coût dépend :

  • De la consultation gynécologique elle-même et de la nécessité éventuelle d’une échographie.
  • Du nombre et du type d’analyses : prélèvement pour microscopie, culture, tests moléculaires d’IST, analyse d’urine ou ECBU.
  • D’une éventuelle consultation de contrôle ou d’un dépistage du partenaire.
  • Des médicaments prescrits, achetés en pharmacie.

Pour une information précise avant la consultation, appelez le +355 4 234 0059. La clinique se trouve Rruga Hasan Sufa, à Tirana.

Autres questions fréquentes

Une mycose vaginale peut-elle passer toute seule ?

Un épisode léger se calme parfois spontanément, mais les symptômes persistent ou reviennent souvent. Le plus important est de confirmer qu’il s’agit bien d’une mycose : vaginose bactérienne, trichomonase ou irritation peuvent se ressembler et demandent un autre traitement.

La mycose vaginale se transmet-elle sexuellement ?

La mycose n’est pas considérée comme une infection sexuellement transmissible. Le champignon vit normalement dans l’organisme et prolifère sous l’effet d’antibiotiques, d’hormones ou de l’humidité. Le partenaire n’est traité que s’il a des symptômes, selon les CDC (2021).

Que signifient des pertes blanches caillebottées ?

Des pertes blanches, épaisses, comme du lait caillé, avec démangeaisons, sont typiques de la mycose vaginale. La couleur seule ne suffit cependant pas au diagnostic : un bref examen et, si besoin, la microscopie le confirment.

Pertes jaunes sans odeur : est-ce une infection ?

Des pertes légèrement jaunâtres sur la culotte peuvent être normales une fois sèches. Si elles sont jaune-vert, mousseuses, malodorantes, ou accompagnées de brûlures, de douleurs ou de saignements, il peut s’agir d’une trichomonase, d’une chlamydia ou d’une gonorrhée, et un test est nécessaire.

J’ai des démangeaisons intimes sans pertes. Pourquoi ?

Des démangeaisons sans pertes peuvent venir d’une mycose débutante, d’une irritation due aux savons, protège-slips ou sous-vêtements synthétiques, d’un eczéma ou de changements hormonaux (par exemple à la ménopause). Si elles durent plus de quelques jours, l’examen en trouve la cause.

Le prélèvement vaginal fait-il mal ?

En général non. Le prélèvement se fait avec un écouvillon souple pendant quelques secondes lors de l’examen gynécologique. Vous pouvez ressentir une légère gêne, surtout si la zone est irritée, mais pas de vraie douleur.

Comment se préparer à un prélèvement vaginal ?

Évitez ovules, crèmes vaginales et douche vaginale 24 à 48 heures avant la consultation et, si possible, les rapports la veille. Pendant les règles, l’examen est généralement reporté, sauf symptômes importants – appelez-nous pour un conseil.

Puis-je acheter des ovules sans ordonnance pour une infection vaginale ?

Nous le déconseillons sans diagnostic. Les CDC (2021) notent que l’usage inapproprié de médicaments en vente libre est fréquent et retarde le diagnostic d’autres causes. Si les symptômes ne passent pas ou reviennent dans les deux mois, un examen et un test sont nécessaires.

Quel antibiotique pour une infection urinaire pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, l’antibiotique est choisi par le médecin, de préférence après un ECBU, car tous les antibiotiques ne sont pas sûrs pour le bébé. Ne prenez jamais d’antibiotique de vous-même. Une infection urinaire pendant la grossesse est toujours traitée, même sans symptôme.

Une infection urinaire pendant la grossesse est-elle dangereuse pour le bébé ?

Une infection urinaire traitée à temps ne nuit généralement pas au bébé. Non traitée, elle peut évoluer vers une infection rénale, qui augmente les risques pour la mère et d’accouchement prématuré. C’est pourquoi l’USPSTF (2019) recommande une analyse d’urine chez toutes les femmes enceintes.

La chlamydia peut-elle rendre infertile ?

Une chlamydia non traitée peut atteindre les trompes et provoquer une infection génitale haute, pouvant entraîner une infertilité tubaire ou une grossesse extra-utérine. Diagnostiquée et traitée à temps, avec le partenaire, elle guérit généralement sans séquelles.

Mon partenaire doit-il aussi être traité ?

Cela dépend de l’infection. Pour la chlamydia, la gonorrhée, la trichomonase et Mycoplasma genitalium – oui, toujours. Pour la mycose – seulement si le partenaire a des symptômes. Pour la vaginose bactérienne, des données récentes (NEJM, 2025) montrent un bénéfice à traiter le partenaire régulier ; votre médecin vous conseillera.

Puis-je avoir des rapports pendant le traitement ?

En général, mieux vaut les éviter jusqu’à la fin du traitement et la disparition des symptômes. Pour les IST, le partenaire doit aussi avoir terminé son traitement. Les crèmes vaginales à base huileuse peuvent fragiliser les préservatifs en latex.

Pourquoi ai-je une infection vaginale après la plage ou la piscine ?

Ce n’est généralement pas l’eau elle-même, mais le maillot mouillé gardé sur soi, la chaleur et l’humidité, qui favorisent la mycose. Changez de maillot dès que possible, rincez-vous à l’eau claire et séchez bien la zone.

Les probiotiques vaginaux sont-ils utiles ?

Selon les CDC (2021), aucune preuve solide ne montre que les probiotiques préviennent la mycose. Ils sont généralement sans danger et peuvent être discutés en complément, mais ne remplacent ni le diagnostic ni le traitement spécifique.

Mon test uréaplasme est positif mais je n’ai aucun symptôme. Faut-il traiter ?

Souvent non. Les uréaplasmes et Mycoplasma hominis sont fréquemment présents chez des femmes en bonne santé, et les recommandations européennes ne préconisent pas de traitement systématique sans symptôme. Le médecin décide selon les symptômes, une grossesse ou un projet de grossesse et les autres examens.

Le HPV disparaît-il tout seul ?

Oui, dans la plupart des cas : selon les CDC, la majorité des infections à HPV disparaissent spontanément en deux ans environ. Celles qui persistent nécessitent un suivi par frottis et/ou test HPV, car les types à haut risque peuvent provoquer des lésions du col.

La canneberge aide-t-elle contre la cystite ?

Une revue Cochrane de 2023 a montré que les produits à base de canneberge peuvent réduire les cystites récidivantes chez certaines femmes, mais ils ne traitent pas une infection en cours. En cas de fièvre, de sang dans les urines ou de douleur dans le dos, il faut consulter.

Comment savoir si mes pertes vaginales sont normales ou signe d’infection ?

Les pertes sont le moyen naturel par lequel le vagin se nettoie et se protège. Elles sont normalement transparentes ou blanches, sans odeur forte, et varient au cours du cycle : plus fluides et filantes vers l’ovulation, plus épaisses avant les règles.

Consultez si vos pertes :

  • changent de couleur (grises, jaunes, vertes) ou deviennent mousseuses ;
  • ont une odeur désagréable, de poisson ;
  • sont épaisses comme du lait caillé et s’accompagnent de démangeaisons ;
  • s’accompagnent de brûlures, de douleurs pendant les rapports ou de saignements.

Les causes les plus fréquentes sont la mycose (candidose), la vaginose bactérienne et certaines infections sexuellement transmissibles. Leurs symptômes se ressemblent beaucoup : un diagnostic précis avec examen et prélèvement est plus sûr que l’automédication. Consultez rapidement en cas de fièvre ou de forte douleur dans le bas-ventre.

J’ai des brûlures en urinant : est-ce une cystite et quand s’inquiéter ?

Brûlures en urinant, envies fréquentes et pressantes d’uriner et douleur au-dessus du pubis sont les signes typiques de la cystite (infection de la vessie). Très fréquente chez la femme, elle se traite généralement par une courte cure d’antibiotiques après une analyse d’urine. Bien s’hydrater aide.

Mais les brûlures peuvent aussi venir d’une mycose, d’une vaginose ou d’une infection sexuellement transmissible : un avis médical évite des antibiotiques inutiles.

Consultez rapidement si :

  • vous avez de la fièvre, des frissons ou une douleur dans le dos ou sur le côté ;
  • vous voyez du sang dans les urines ;
  • vous êtes enceinte ;
  • les symptômes ne s’améliorent pas après 48 heures de traitement ou reviennent souvent.

En cas de cystites à répétition, nous en recherchons la cause et planifions une prévention.

Quand se faire dépister pour les infections sexuellement transmissibles comme la chlamydia ?

De nombreuses infections sexuellement transmissibles, notamment la chlamydia et la gonorrhée, ne donnent souvent aucun symptôme. Non traitées, elles peuvent atteindre l’utérus et les trompes (infection génitale haute) et provoquer douleurs chroniques, grossesse extra-utérine ou difficultés à concevoir.

Un dépistage est conseillé :

  • en cas de nouveau partenaire ou de plusieurs partenaires ;
  • après un rapport non protégé ;
  • si votre partenaire a des symptômes ou un diagnostic ;
  • en cas de pertes inhabituelles, brûlures, douleurs du bas-ventre ou saignements après les rapports ;
  • avant la pose d’un stérilet ou lors d’un projet de grossesse.

Le dépistage se fait par prélèvement vaginal ou cervical et, si besoin, prise de sang. La plupart de ces infections se traitent avec succès ; le partenaire doit être traité en même temps. Tout reste strictement confidentiel. Le préservatif reste la meilleure protection.

Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale.

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