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Gynécologie

Ménopause et périménopause : symptômes, traitements et consultation à Tirana

La réponse courte

La ménopause est l’arrêt définitif des règles, confirmé après 12 mois sans cycle, et survient en moyenne vers 51 ans ; la périménopause est la période de transition qui la précède, avec des symptômes qui peuvent débuter plusieurs années avant. Les bouffées de chaleur, l’insomnie, les variations d’humeur ou la sécheresse vaginale se traitent efficacement, par traitement hormonal ou par des options non hormonales choisies après une évaluation individuelle. À la Klinika Gjata à Tirana, la Pr associée Dr Elinda Gjata, gynécologue forte de plus de 25 ans d’expérience, propose conseil, suivi et traitement de la ménopause selon les recommandations internationales.

Mis à jour:

01Qu’est-ce que la ménopause et qu’est-ce que la périménopause ?

La ménopause correspond aux dernières règles de la vie d’une femme ; elle ne peut être confirmée qu’après 12 mois consécutifs sans règles et sans autre cause évidente. Elle survient parce que les ovaires cessent progressivement de fonctionner et que le taux d’œstrogènes baisse. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la ménopause est une étape naturelle de la vie, pas une maladie.

La périménopause (souvent appelée préménopause) est la phase de transition avant et autour de la ménopause. Selon l’OMS, elle commence avec les premiers signes, généralement des changements du cycle, et dure jusqu’à un an après les dernières règles. Elle peut durer plusieurs années et c’est souvent la période où les symptômes sont les plus fluctuants, car les hormones montent et descendent de façon imprévisible.

Les trois termes que vous entendrez le plus souvent :

  • Périménopause : les années de transition, avec des cycles irréguliers et des symptômes qui vont et viennent.
  • Ménopause : les dernières règles, confirmées après 12 mois sans cycle.
  • Postménopause : toute la période qui suit la ménopause, où certains symptômes s’apaisent mais où la santé des os, du cœur et la santé intime prennent plus d’importance.

La ménopause peut aussi être provoquée, par exemple après l’ablation chirurgicale des deux ovaires ou après certains traitements du cancer (chimiothérapie, radiothérapie). Dans ce cas, les symptômes peuvent apparaître brutalement et être plus intenses : un accompagnement précoce est d’autant plus important.

L’essentiel à retenir : les symptômes de la ménopause sont réels, fréquents et se soignent. Vous n’avez pas à les subir en silence.

02À quel âge arrive la ménopause ? Ménopause précoce et insuffisance ovarienne prématurée

La plupart des femmes atteignent la ménopause naturelle entre 45 et 55 ans (OMS), avec un âge moyen d’environ 51 ans (NHS, Royaume-Uni). Les symptômes de la périménopause peuvent débuter plusieurs années avant, souvent vers le milieu de la quarantaine.

L’âge de la ménopause dépend de plusieurs facteurs :

  • La génétique : l’âge de la ménopause de votre mère ou de vos sœurs est souvent un bon repère.
  • Le tabac : associé à une ménopause plus précoce.
  • Une chirurgie des ovaires, une chimiothérapie ou une radiothérapie pelvienne.
  • Certaines maladies auto-immunes ou génétiques.

Les définitions selon l’âge :

  • Ménopause prématurée ou insuffisance ovarienne prématurée (IOP, en anglais POI) : quand les ovaires cessent de fonctionner avant 40 ans. On estime traditionnellement qu’elle touche environ 1 femme sur 100, et la recommandation internationale de 2024 sur l’IOP (ESHRE, ASRM, IMS) cite des estimations encore plus élevées.
  • Ménopause précoce : entre 40 et 45 ans.
  • Ménopause à l’âge habituel : entre 45 et 55 ans.

Pourquoi une ménopause précoce compte-t-elle ? Quand les œstrogènes manquent de nombreuses années avant l’âge moyen, le risque à long terme d’ostéoporose et de maladies cardiovasculaires augmente. C’est pourquoi les recommandations internationales (ESHRE, NICE) préconisent, chez les femmes atteintes d’IOP sans contre-indication, un traitement hormonal substitutif au moins jusqu’à l’âge moyen de la ménopause naturelle. Ici, le traitement hormonal ne sert pas seulement à soulager les symptômes : il protège la santé.

Si vous avez moins de 40 ans et que vos règles s’espacent ou s’arrêtent, ou que vous avez des bouffées de chaleur, ne concluez pas à une ménopause sans consultation. D’autres causes (thyroïde, prolactine, grossesse, stress intense ou perte de poids) doivent être écartées.

03Quels sont les symptômes de la ménopause et de la périménopause ?

Les symptômes de la ménopause varient énormément d’une femme à l’autre : certaines n’ont que peu ou pas de gêne, d’autres des symptômes intenses qui durent des années (OMS). Le premier signe de la périménopause est généralement un changement du cycle : cycles plus courts ou plus longs, règles plus légères ou plus abondantes, ou mois sans règles.

Symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur) :

  • Bouffées de chaleur : une sensation soudaine de chaleur au visage, au cou et à la poitrine, souvent avec rougeur, transpiration et cœur qui s’accélère, durant en général quelques minutes.
  • Sueurs nocturnes : des bouffées de chaleur pendant le sommeil qui réveillent et mouillent les vêtements de nuit ou les draps.
  • Selon The Menopause Society (États-Unis), jusqu’à environ 3 femmes sur 4 ont des bouffées de chaleur pendant la transition. L’étude SWAN (JAMA Internal Medicine, 2015) a montré qu’elles durent en moyenne environ 7 ans, et davantage chez certaines femmes.

Sommeil, humeur et mémoire :

  • Insomnie, réveils fréquents ou sommeil non réparateur, souvent liés aux sueurs nocturnes.
  • Irritabilité, anxiété, humeur basse ou impression de ne plus être soi-même.
  • Brouillard cérébral (brain fog) : difficultés de concentration, mots ou petites choses oubliés. C’est fréquent en périménopause et s’améliore souvent avec le temps.
  • Fatigue et baisse d’énergie.

Le corps :

  • Douleurs articulaires et musculaires, raideur matinale.
  • Maux de tête ou modification des migraines.
  • Palpitations.
  • Changements de la peau et des cheveux : peau plus sèche, cheveux plus fins.
  • Une autre répartition des graisses, surtout autour du ventre.

Syndrome génito-urinaire de la ménopause (sécheresse vaginale) :

  • Sécheresse, brûlures ou démangeaisons vaginales.
  • Douleurs pendant les rapports.
  • Envies d’uriner fréquentes ou pressantes, infections urinaires à répétition, petites fuites.
  • Contrairement aux bouffées de chaleur, ces symptômes ne disparaissent généralement pas d’eux-mêmes et s’aggravent souvent avec les années : ils méritent d’être traités.

Le désir sexuel : la baisse de la libido est fréquente et a souvent plusieurs causes à la fois (hormones, fatigue, sommeil, douleur, couple, humeur). Parlez-en librement : cela fait partie de la consultation.

Si vous ne savez pas si un symptôme est lié à la ménopause, tenez un petit journal pendant 2 à 4 semaines (cycle, bouffées de chaleur, sommeil, humeur). La consultation n’en sera que plus précise.

04Quelles conséquences de la ménopause sur les os, le cœur et la santé à long terme ?

La baisse des œstrogènes n’entraîne pas seulement des symptômes au quotidien : elle modifie aussi la santé à long terme. Bonne nouvelle : la plupart de ces risques peuvent être réduits par des mesures simples et un suivi au bon moment.

Les os et l’ostéoporose :

  • Les œstrogènes protègent la densité osseuse. Selon l’International Osteoporosis Foundation (IOF), les femmes peuvent perdre jusqu’à environ 20 % de leur densité osseuse dans les 5 à 7 ans qui suivent la ménopause.
  • L’IOF estime qu’environ 1 femme sur 3 de plus de 50 ans aura une fracture ostéoporotique au cours de sa vie.
  • L’ostéoporose ne donne aucun symptôme avant la fracture : il est donc important d’évaluer le risque (fractures antérieures, antécédents familiaux, faible poids, tabac, corticoïdes, ménopause précoce).

Le cœur et les vaisseaux :

  • Selon l’OMS, la protection relative des femmes contre les maladies cardiovasculaires diminue après la baisse des œstrogènes.
  • Après la ménopause, le cholestérol LDL, la tension artérielle et la graisse abdominale augmentent souvent. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes dans le monde.
  • Surveiller la tension, le cholestérol, la glycémie et le poids devient encore plus important après 50 ans.

Le périnée et la santé intime :

  • L’OMS mentionne l’affaiblissement des structures de soutien du pelvis, qui peut augmenter le risque de prolapsus (descente d’organes) et de fuites urinaires.
  • La rééducation du périnée et le traitement des symptômes génito-urinaires aident beaucoup.

La ménopause est donc le bon moment pour faire un bilan complet : il ne s’agit pas seulement des bouffées de chaleur, mais de préparer votre santé pour les 30 années à venir.

05Comment diagnostiquer la ménopause ? Faut-il un dosage hormonal ?

Chez la plupart des femmes, la ménopause se diagnostique d’après l’âge et les symptômes, et non par une prise de sang. La recommandation britannique NICE NG23 (mise à jour en novembre 2024) préconise, chez les femmes de plus de 45 ans présentant des symptômes typiques, un diagnostic clinique de périménopause ou de ménopause, sans examens de laboratoire.

Pourquoi ne pas toujours doser les hormones ? En périménopause, des hormones comme la FSH et l’estradiol varient fortement d’un jour à l’autre et d’un mois à l’autre. Un résultat normal isolé n’exclut pas la périménopause, et un résultat élevé isolé ne la confirme pas.

Quand les examens sont utiles :

  • Avant 40 ans, en cas de suspicion de ménopause prématurée (IOP) : on dose généralement la FSH, à répéter quelques semaines plus tard, avec d’autres examens si besoin.
  • Entre 40 et 45 ans, avec des symptômes et une modification du cycle : un dosage de FSH peut être envisagé (NICE).
  • Pour écarter d’autres causes : thyroïde, prolactine, anémie, grossesse.
  • Avant certains traitements ou en présence d’autres maladies.

Attention : la contraception hormonale et certains autres traitements peuvent rendre la FSH peu fiable. C’est pourquoi les résultats sont toujours interprétés par le médecin, au regard de l’ensemble du tableau.

Une évaluation complète en consultation comprend généralement :

  1. L’historique du cycle et des symptômes.
  2. Les antécédents médicaux et familiaux (maladies cardiaques, thromboses, cancer du sein, ostéoporose).
  3. La tension artérielle et le poids.
  4. Un examen gynécologique si nécessaire, avec échographie et frottis/test HPV si c’est le moment.
  5. Des examens sanguins uniquement lorsqu’ils aident réellement à décider.

06Qu’est-ce qui aide naturellement ? Hygiène de vie, alimentation et prise de poids à la ménopause

L’hygiène de vie ne fait pas disparaître tous les symptômes, mais elle est la base de tout traitement et protège les os et le cœur pour des années. Voici ce que soutiennent les données :

  • Une activité physique régulière : environ 150 minutes par semaine d’activité modérée (recommandation de l’OMS pour les adultes), plus du renforcement musculaire 2 fois par semaine. Les exercices en charge et de renforcement aident les os et les muscles.
  • Une alimentation équilibrée, riche en légumes, fruits, céréales complètes, légumineuses, poisson et huile d’olive (type méditerranéen).
  • Assez de calcium et de vitamine D, de préférence par l’alimentation ; des compléments seulement sur avis médical.
  • Arrêter de fumer et réduire l’alcool : tous deux agissent sur les os, le cœur et les bouffées de chaleur.
  • De bonnes habitudes de sommeil : chambre fraîche, vêtements de nuit légers, horaires réguliers, moins d’écrans avant le coucher.
  • Repérer les déclencheurs des bouffées de chaleur : caféine, alcool, plats épicés, pièces surchauffées et stress.
  • Les techniques de relaxation et la respiration lente.

La prise de poids à la ménopause : beaucoup de femmes remarquent une prise de poids, surtout au niveau du ventre, sans avoir changé leur alimentation. Elle résulte d’une combinaison de l’âge, de la perte de masse musculaire, d’un sommeil de moins bonne qualité et des changements hormonaux qui déplacent les graisses vers l’abdomen. Les stratégies les plus efficaces sont le renforcement musculaire pour préserver les muscles, assez de protéines à chaque repas, des portions un peu plus petites et un meilleur sommeil. Le traitement hormonal n’est pas un traitement amaigrissant, mais il peut aider indirectement en améliorant le sommeil et l’énergie.

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) spécifique à la ménopause est recommandée par le NICE (2024) comme option pour les bouffées de chaleur, l’humeur basse et les troubles du sommeil, à la place du traitement hormonal ou en complément.

Plantes et compléments alimentaires : de nombreux produits sont vendus comme remèdes naturels de la ménopause. Les preuves sont inconstantes, la qualité des produits varie et certains peuvent interagir avec d’autres médicaments. The Menopause Society (2023) n’en recommande pas la plupart pour les bouffées de chaleur. Si vous en prenez, signalez-le toujours en consultation.

07Traitement hormonal de la ménopause (THM) : bénéfices, risques et idées reçues

Le traitement hormonal de la ménopause (THM, autrefois appelé THS) est le traitement le plus efficace contre les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes. Le NICE (2024) le désigne comme traitement de première intention des symptômes vasomoteurs, et The Menopause Society (2022) indique que chez les femmes de moins de 60 ans ou dans les 10 ans suivant la ménopause, sans contre-indication, le rapport bénéfice–risque est favorable pour traiter les symptômes et prévenir la perte osseuse.

Les principaux types (sans entrer dans les noms de médicaments ni les doses, décidés uniquement après évaluation) :

  • Œstrogènes seuls : pour les femmes qui n’ont plus d’utérus.
  • Œstrogènes associés à un progestatif : pour les femmes qui ont encore leur utérus. Le progestatif protège l’endomètre (la muqueuse de l’utérus) de l’épaississement.
  • La voie d’administration : comprimés, ou voie transdermique (patch, gel ou spray sur la peau). Selon les recommandations internationales (NICE, IMS, EMAS), l’œstrogène transdermique présente un risque de thrombose plus faible que les comprimés et est préféré chez certaines femmes à risque.
  • Des schémas séquentiels (avec saignement mensuel) ou continus (sans saignement), selon votre stade.

Bénéfices possibles :

  • Une nette diminution des bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes.
  • Un meilleur sommeil et une meilleure humeur chez beaucoup de femmes.
  • La protection de la densité osseuse et un moindre risque de fractures.
  • L’amélioration de la sécheresse vaginale.
  • Chez les femmes en ménopause prématurée, le remplacement des hormones que le corps produirait naturellement.

Les risques, selon les recommandations actuelles :

  • Cancer du sein : selon le NICE, les œstrogènes seuls sont associés à peu ou pas de modification du risque, tandis que l’association œstrogènes–progestatif peut l’augmenter ; cette augmentation dépend de la durée d’utilisation et diminue après l’arrêt.
  • Thrombose : risque accru avec les œstrogènes par voie orale ; pas le même avec la voie transdermique.
  • Les risques varient selon le type, la dose, la voie, la durée et l’âge au début du traitement (The Menopause Society, 2022). Le bilan est moins favorable lorsque le traitement débute après 60 ans ou plus de 10 ans après la ménopause.

L’idée reçue née de l’étude WHI : en 2002, l’étude américaine Women’s Health Initiative (WHI) a été largement présentée comme la preuve que le traitement hormonal est dangereux, et beaucoup de femmes l’ont arrêté du jour au lendemain. Les analyses ultérieures ont montré que les participantes avaient en moyenne plus de 60 ans et étaient ménopausées depuis longtemps, que les risques absolus étaient faibles et que le profil est bien plus favorable lorsque le traitement débute près de la ménopause. Aujourd’hui, les recommandations ne considèrent le THM ni comme dangereux pour toutes, ni comme adapté à toutes : c’est une décision individuelle. Le NICE précise aussi que le THM ne devrait pas avoir d’effet sur l’espérance de vie.

Qui ne devrait généralement pas l’utiliser sans avis spécialisé : les femmes ayant des antécédents de cancer du sein ou d’autres cancers hormono-dépendants, des saignements vaginaux inexpliqués, une thrombose ou une embolie antérieure, une maladie du foie évolutive ou certaines maladies cardiovasculaires.

Pendant combien de temps ? Il n’existe pas d’âge fixe pour arrêter. Les recommandations préconisent une réévaluation au moins une fois par an, pour vérifier que les bénéfices l’emportent toujours sur les risques dans votre cas.

08Comment traiter la sécheresse vaginale ? Œstrogènes locaux et alternatives non hormonales

La sécheresse vaginale et les symptômes urinaires de la ménopause (syndrome génito-urinaire) répondent très bien au traitement, même si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas prendre de traitement hormonal général.

Les œstrogènes vaginaux :

  • Ils s’appliquent localement sous forme de crème, gel, comprimé vaginal, ovule ou anneau, à faible dose.
  • Le NICE (2024) recommande de les proposer aux femmes ayant des symptômes génito-urinaires, y compris en association avec un THM général, et de les poursuivre aussi longtemps que nécessaire pour soulager les symptômes.
  • Le passage dans le sang est minime : leur profil de sécurité est donc très différent de celui des comprimés ou des patchs.
  • L’amélioration se fait sentir en général en quelques semaines à quelques mois ; les symptômes reviennent souvent à l’arrêt.
  • Chez les femmes ayant eu un cancer du sein, la décision se prend avec l’oncologue.

Alternatives non hormonales pour les symptômes intimes :

  • Des hydratants vaginaux utilisés régulièrement, plusieurs fois par semaine.
  • Des lubrifiants pendant les rapports.
  • La rééducation du périnée pour les fuites urinaires.
  • Éviter les savons agressifs et les douches vaginales.

Alternatives non hormonales pour les bouffées de chaleur :

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et l’hypnose clinique (The Menopause Society, 2023 ; NICE, 2024).
  • Certains médicaments non hormonaux sur ordonnance, comme certains antidépresseurs à faible dose (ISRS/IRSN), la gabapentine ou l’oxybutynine, qui réduisent les bouffées de chaleur même sans dépression.
  • Des médicaments plus récents qui agissent directement sur le centre de régulation de la température dans le cerveau (antagonistes du récepteur NK3), lorsqu’ils sont disponibles et adaptés.
  • Ces options sont particulièrement importantes pour les femmes qui ne peuvent pas prendre d’hormones, par exemple après un cancer du sein.

Chaque médicament, hormonal ou non, a ses bénéfices et ses effets indésirables. C’est pourquoi le choix se fait toujours après la consultation, en tenant compte de vos symptômes, de vos antécédents et de vos préférences.

09Peut-on tomber enceinte en périménopause ? La contraception après 40 ans

Oui. Même avec des cycles irréguliers, une ovulation peut encore se produire de temps en temps : une grossesse en périménopause est donc possible. L’OMS conseille une contraception jusqu’à 12 mois consécutifs sans règles.

Règles pratiques largement utilisées (FSRH, Royaume-Uni), pour les femmes qui n’utilisent pas de méthode hormonale :

  • Si les dernières règles surviennent après 50 ans : contraception encore 1 an après.
  • Si les dernières règles surviennent avant 50 ans : contraception encore 2 ans après.
  • Après 55 ans, une grossesse naturelle est jugée très improbable et la contraception peut généralement être arrêtée.

À savoir :

  • Le traitement hormonal de la ménopause n’est pas un contraceptif. Si vous êtes en périménopause et prenez un THM, vous pouvez avoir besoin d’une contraception en plus.
  • Certaines méthodes hormonales masquent les signes de la ménopause (comme les règles) : le moment de l’arrêt se décide avec votre gynécologue.
  • Certaines méthodes contraceptives peuvent aussi aider en cas de règles abondantes en périménopause.
  • Même après la ménopause, le risque d’infections sexuellement transmissibles persiste (OMS) : la protection reste importante avec un nouveau partenaire.

En consultation, nous choisissons ensemble la méthode la mieux adaptée à votre âge, votre santé et vos projets.

10Comment se déroule une consultation ménopause à la Klinika Gjata ?

La consultation ménopause à la Klinika Gjata est un échange ouvert et une évaluation médicale complète, qui aboutit à un plan de prise en charge construit pour vous. Étape par étape :

  1. Prise de rendez-vous : appelez le +355 4 234 0059. Si vous avez des analyses, échographies ou comptes rendus antérieurs, apportez-les.
  2. Échange sur vos symptômes : cycle, bouffées de chaleur, sommeil, humeur, concentration, douleurs, santé intime et sexuelle. Un petit journal des symptômes aide beaucoup.
  3. Antécédents médicaux et familiaux : maladies cardiaques, thromboses, migraine, cancer du sein ou de l’ovaire dans la famille, fractures, médicaments et compléments que vous prenez.
  4. Mesures de base : tension artérielle et poids.
  5. Examen gynécologique et échographie si nécessaire, ainsi que frottis/test HPV si c’est le moment.
  6. Des analyses uniquement lorsqu’elles sont utiles : par exemple avant 45 ans, en cas de suspicion d’une autre cause ou avant certains traitements.
  7. Explication des options : hygiène de vie, traitement hormonal, œstrogènes vaginaux, alternatives non hormonales, avec les bénéfices et les risques de chacune dans votre situation.
  8. Une décision partagée : c’est vous qui choisissez, en toute connaissance de cause. Aucun traitement n’est obligatoire et vous pouvez choisir de ne prendre aucun médicament.
  9. Le suivi : en général quelques mois après le début du traitement, pour vérifier son effet et d’éventuels effets indésirables, puis une réévaluation au moins une fois par an.
  10. Orientation si besoin : vers une mammographie, une ostéodensitométrie ou d’autres spécialistes.

11Quels examens après la ménopause et que faire en cas de saignement après la ménopause ?

Après la ménopause, le suivi gynécologique régulier reste important, même sans règles et sans symptôme. Les principaux examens :

  • La consultation gynécologique : en général une fois par an, ou selon l’avis de votre gynécologue. Elle comprend l’examen, un échange sur les symptômes et, si besoin, une échographie.
  • Le frottis et le test HPV : le dépistage du cancer du col de l’utérus se poursuit après la ménopause, jusqu’à l’âge et selon l’intervalle prévus par le programme de dépistage et vos antécédents. La Klinika Gjata réalise le frottis (test Pap) et le test HPV.
  • L’échographie gynécologique : elle évalue l’utérus, l’endomètre et les ovaires, surtout en cas de symptômes ou de saignements.
  • Le dépistage du cancer du sein : les recommandations européennes (European Commission Initiative on Breast Cancer) préconisent une mammographie tous les 2 ans entre 50 et 69 ans, avec des options aussi entre 45–49 ans et 70–74 ans. Nous vous conseillons et vous orientons vers la mammographie selon votre âge et votre risque.
  • La santé osseuse : évaluation des facteurs de risque d’ostéoporose et orientation vers une ostéodensitométrie (DXA) si nécessaire, notamment après une ménopause précoce ou en présence d’autres facteurs de risque.
  • Le cœur et le métabolisme : tension, cholestérol et glycémie à contrôler régulièrement, en lien avec votre médecin traitant.

Conseil pratique : associez votre consultation gynécologique annuelle à la réévaluation de votre éventuel traitement de la ménopause. Une seule visite couvre ainsi les deux.

Tout saignement vaginal après la ménopause, c’est-à-dire après 12 mois sans règles, doit être évalué rapidement par un médecin, même s’il ne s’agit que de quelques traces et même si cela n’arrive qu’une fois. La plupart des cas ont une cause bénigne, comme l’atrophie de la muqueuse vaginale ou des polypes, mais il faut écarter un cancer de l’endomètre, et le plus tôt est le mieux. Les recommandations britanniques du NICE considèrent un saignement post-ménopausique après 55 ans comme un motif d’orientation urgente.

Prenez rendez-vous au plus vite si vous avez :

  • Des saignements, des spottings ou des pertes teintées de sang après la ménopause.
  • Des saignements inattendus sous traitement hormonal, surtout s’ils persistent après les premiers mois ou réapparaissent après s’être arrêtés.
  • Des règles très abondantes avec caillots, ou des saignements entre les règles ou après les rapports en périménopause.
  • Des règles qui s’arrêtent, ou des symptômes de ménopause, avant 40 ans.
  • Une boule dans le sein ou une modification de la peau ou du mamelon.
  • Des douleurs pelviennes ou un ballonnement abdominal qui ne passent pas.
  • Une humeur très basse, une anxiété intense ou des idées de vous faire du mal : dans ce cas, demandez de l’aide immédiatement.

Même sans aucun de ces signes, il vaut la peine de consulter si les symptômes de la ménopause perturbent votre sommeil, votre travail, votre couple ou votre qualité de vie. C’est une raison suffisante pour une consultation.

12Où consulter pour la ménopause à Tirana et combien ça coûte ?

La Klinika Gjata, rue Hasan Sufa à Tirana, propose conseil et traitement de la ménopause depuis 2009, dans le cadre d’une prise en charge gynécologique complète.

Pourquoi les femmes nous choisissent :

  • Une spécialiste expérimentée : la Pr associée Dr Elinda Gjata, MD, Dr. Sc., gynécologue-obstétricienne forte de plus de 25 ans d’expérience et professeure associée à l’Université de médecine de Tirana.
  • Une prise en charge fondée sur les recommandations internationales (NICE, The Menopause Society, IMS, EMAS), adaptée à chaque femme.
  • Tout au même endroit : consultation, examen gynécologique, échographie, frottis et test HPV.
  • Du temps pour parler : les symptômes de la ménopause, y compris intimes et émotionnels, sont abordés ouvertement et sans jugement.
  • La continuité : le même médecin vous suit de la périménopause aux années qui suivent la ménopause.

Combien ça coûte ? Nous ne publions pas de tarifs fixes en ligne, car le coût dépend de ce dont vous avez besoin :

  • S’il s’agit d’une première consultation ou d’un suivi.
  • Si un examen gynécologique et une échographie sont nécessaires lors de la même visite.
  • Si un frottis et/ou un test HPV sont réalisés.
  • Si des analyses sanguines ou d’autres examens sur orientation sont nécessaires.
  • Le coût des médicaments éventuellement prescrits, réglé séparément en pharmacie.

Pour des informations précises et pour prendre rendez-vous, appelez le +355 4 234 0059. Nous vous expliquerons à l’avance ce que comprend la consultation.

Autres questions fréquentes

La ménopause est-elle une maladie ?

Non. La ménopause est une étape naturelle de la vie, qui survient quand les ovaires cessent de fonctionner. Ses symptômes peuvent toutefois être intenses et son effet sur les os et le cœur est réel : ils méritent une évaluation et, si besoin, un traitement.

Quels sont les premiers signes de la ménopause ?

Le premier signe est généralement un changement du cycle : règles plus ou moins fréquentes, plus abondantes ou plus légères. Elles s’accompagnent souvent de bouffées de chaleur, de sueurs nocturnes, d’un sommeil moins bon, d’irritabilité ou de variations d’humeur.

Combien de temps durent les bouffées de chaleur ?

Bien plus longtemps qu’on ne le croit. L’étude SWAN (JAMA Internal Medicine, 2015) a montré que les bouffées de chaleur durent en moyenne environ 7 ans, et davantage chez certaines femmes. Elles se traitent efficacement : inutile d’attendre qu’elles passent.

Peut-on avoir des symptômes de ménopause à 40 ans ?

Oui, les symptômes de la périménopause peuvent débuter à la fin de la trentaine ou dans la quarantaine. Si les règles s’arrêtent avant 40 ans, il faut une évaluation pour insuffisance ovarienne prématurée (IOP) et pour d’autres causes, comme un problème de thyroïde ou une prolactine élevée.

Est-il normal que le cycle devienne irrégulier après 45 ans ?

Oui, les cycles irréguliers sont typiques de la périménopause. En revanche, des règles très abondantes, des saignements entre les règles ou après les rapports doivent être évalués par un gynécologue, car ils peuvent avoir d’autres causes, comme des polypes ou des fibromes.

Une prise de sang peut-elle confirmer la ménopause ?

Pas toujours. Après 45 ans, la ménopause se diagnostique en général d’après les symptômes et les changements du cycle, sans analyses (NICE). En périménopause, la FSH fluctue beaucoup : un dosage isolé peut induire en erreur. Les analyses sont surtout utiles avant 45 ans ou pour écarter d’autres causes.

Peut-on tomber enceinte pendant la ménopause ?

En périménopause, oui, car l’ovulation peut encore se produire. L’OMS conseille une contraception jusqu’à 12 mois sans règles ; selon la FSRH, 2 ans si les dernières règles surviennent avant 50 ans et 1 an si elles surviennent après. Le traitement hormonal n’est pas un contraceptif.

Le traitement hormonal de la ménopause donne-t-il le cancer ?

L’association œstrogènes–progestatif peut augmenter légèrement le risque de cancer du sein, surtout en cas d’utilisation prolongée, tandis que les œstrogènes seuls sont associés à peu ou pas de modification (NICE, 2024). Le risque dépend du type, de la voie, de la durée et de l’âge. Pour la plupart des femmes de moins de 60 ans, les bénéfices l’emportent généralement ; la décision est individuelle.

Combien de temps peut-on prendre un THM ?

Il n’y a pas de durée unique pour toutes. Les recommandations actuelles (The Menopause Society, 2022 ; NICE, 2024) ne fixent pas d’âge d’arrêt, mais préconisent une réévaluation au moins annuelle. Chez les femmes en ménopause prématurée, il est conseillé de poursuivre au moins jusqu’à l’âge moyen de la ménopause.

Le traitement hormonal fait-il grossir ?

Les données ne montrent pas que le traitement hormonal fasse grossir. La prise de poids à la ménopause est surtout liée à l’âge, à la perte de masse musculaire, au sommeil et à une autre répartition des graisses. Renforcement musculaire, protéines et bon sommeil sont les principaux leviers.

Pourquoi prend-on du poids à la ménopause, surtout au ventre ?

La baisse des œstrogènes déplace les graisses vers l’abdomen, tandis qu’avec l’âge la masse musculaire et les besoins énergétiques diminuent. Un mauvais sommeil aggrave la situation. Le renforcement musculaire 2 fois par semaine, l’activité quotidienne, assez de protéines et des portions un peu plus petites aident.

Les tisanes, plantes et compléments naturels sont-ils efficaces ?

Pour la plupart des plantes et compléments, les preuves sont faibles ou inconstantes et la qualité des produits varie beaucoup. Certains peuvent interagir avec des médicaments. Il existe des traitements non hormonaux bien étayés, comme la TCC et certains médicaments sur ordonnance. Signalez tout complément en consultation.

Pourquoi les rapports sont-ils douloureux après la ménopause ?

La cause la plus fréquente est le syndrome génito-urinaire de la ménopause : la muqueuse vaginale devient plus fine et plus sèche à cause de la baisse des œstrogènes. Il répond bien aux hydratants et lubrifiants, et souvent aux œstrogènes vaginaux à faible dose, utilisables au long cours selon le NICE.

Que faire en cas de baisse du désir sexuel ?

La baisse de libido est fréquente et a souvent plusieurs causes : hormones, douleur, fatigue, sommeil, humeur et couple. Traiter la sécheresse vaginale et les autres symptômes aide souvent. Parlez-en librement en consultation : il existe des solutions selon la cause.

Pourquoi les infections urinaires sont-elles plus fréquentes après la ménopause ?

La baisse des œstrogènes modifie les tissus et la flore naturelle du vagin et de l’urètre, ce qui rend les infections urinaires plus fréquentes. Les œstrogènes vaginaux peuvent aider à réduire les infections à répétition. Toute infection avec fièvre ou douleur lombaire doit être évaluée rapidement.

La ménopause peut-elle provoquer anxiété et palpitations ?

Oui, anxiété, irritabilité et palpitations sont fréquentes en périménopause, souvent avec les bouffées de chaleur. Néanmoins, des palpitations, une douleur thoracique ou des vertiges doivent aussi être évalués sur le plan cardiaque, pour ne pas passer à côté d’une autre cause.

Que se passe-t-il pour la ménopause après une hystérectomie ?

Si seul l’utérus est retiré et que les ovaires sont conservés, les règles s’arrêtent, mais la ménopause hormonale survient en général à son âge naturel. Si les deux ovaires sont retirés, la ménopause est immédiate et les symptômes peuvent être intenses ; le traitement hormonal contient alors en général des œstrogènes seuls.

Faut-il continuer les frottis après la ménopause ?

Oui, le dépistage du cancer du col se poursuit après la ménopause, jusqu’à l’âge et selon l’intervalle prévus par le programme de dépistage et vos antécédents. À la Klinika Gjata, frottis et test HPV sont réalisés lors de la consultation gynécologique.

Quand faire une ostéodensitométrie ?

L’ostéodensitométrie (DXA) est recommandée selon les facteurs de risque : ménopause précoce, fractures antérieures, antécédents familiaux d’ostéoporose, faible poids, tabac ou corticothérapie prolongée. En consultation, nous évaluons votre risque et vous orientons si nécessaire.

Que faut-il apporter à la consultation ménopause ?

Apportez la liste de vos médicaments et compléments, vos analyses, échographies, mammographies ou frottis antérieurs, la date de vos dernières règles et, si possible, un petit journal des symptômes sur 2 à 4 semaines.

J’ai des saignements après la ménopause. Dois-je m’inquiéter ?

Tout saignement vaginal après la ménopause, c’est-à-dire après 12 mois sans règles, même s’il ne s’agit que d’une petite tache, doit être évalué rapidement par un gynécologue. N’attendez pas qu’il disparaisse de lui-même.

Dans la plupart des cas, la cause est bénigne : amincissement de la muqueuse vaginale par manque d’œstrogènes, polypes ou effet d’un traitement hormonal. Cependant, un saignement après la ménopause peut être le premier signe d’une hyperplasie ou d’un cancer de l’endomètre, qui, découvert tôt, a de très bonnes chances de traitement.

L’évaluation commence par l’examen gynécologique et une échographie endovaginale pour mesurer l’épaisseur de l’endomètre. Si nécessaire, une hystéroscopie et une biopsie suivent. Prenez rendez-vous au plus vite au +355 4 234 0059.

Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale.

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