01Qu’est-ce qu’une échographie endovaginale (transvaginale) ?
L’échographie endovaginale est un examen gynécologique par ultrasons au cours duquel la sonde est placée à l’intérieur du vagin, donc très près des organes à examiner. « Endovaginale », « transvaginale » ou « échographie par voie basse » désignent le même examen.
La sonde est fine – à peu près de la largeur de deux doigts – et elle est toujours recouverte d’une nouvelle protection à usage unique et de gel. Elle émet des ondes sonores à haute fréquence qui reviennent des tissus sous forme d’échos et se transforment en image en temps réel à l’écran.
Pourquoi par voie vaginale plutôt que sur le ventre ? Parce que plus la sonde est proche de l’organe, plus l’image est nette. Par voie vaginale, il n’y a ni muscles abdominaux, ni tissu graisseux, ni intestins remplis de gaz entre la sonde et les organes : on voit donc des détails que l’échographie abdominale manque souvent, comme de petits follicules dans les ovaires, la structure de l’endomètre, de petits fibromes, des polypes ou une grossesse très débutante.
Définition courte : l’échographie endovaginale est la méthode de référence pour explorer le pelvis féminin en gynécologie, car elle offre l’image la plus détaillée de l’utérus, de l’endomètre et des ovaires, sans rayonnement et sans anesthésie.
- Organes évalués : l’utérus (taille, forme, paroi musculaire), l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus), le col, les ovaires, la région des trompes et l’espace situé derrière l’utérus (cul-de-sac de Douglas).
- Sécurité : selon le NHS, l’échographie utilise des ondes sonores et n’expose à aucun rayonnement ionisant, contrairement aux radiographies ou au scanner.
- Si nécessaire, elle peut être associée à une échographie abdominale au cours de la même consultation.
02Quand et pourquoi faire une échographie endovaginale ?
L’échographie endovaginale est indiquée chaque fois que le gynécologue a besoin d’une vue précise de l’utérus et des ovaires : pour trouver la cause d’un symptôme, pour surveiller un problème connu ou pour préparer un traitement de fertilité. Les motifs les plus fréquents sont :
- Douleurs pelviennes ou du bas-ventre, brutales ou anciennes.
- Règles très abondantes, douloureuses ou irrégulières, ou saignements entre les règles.
- Saignements après la ménopause – ils doivent toujours être évalués sans tarder.
- Suspicion de fibromes (myomes) utérins. Ils sont très fréquents : à 50 ans, environ 70 % des femmes blanches et plus de 80 % des femmes noires ont des fibromes (Baird et al., American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2003), le plus souvent sans symptômes.
- Kystes ovariens, perçus à l’examen ou découverts sur une autre échographie.
- Suspicion de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) – cycles espacés, acné, pilosité excessive.
- Signes pouvant évoquer une endométriose : règles très douloureuses, douleurs pendant les rapports, difficulté à concevoir. La recommandation ESHRE 2022 sur l’endométriose place l’échographie endovaginale comme premier examen d’imagerie, avant la cœlioscopie.
- Évaluation de l’endomètre : épaisseur et aspect selon le jour du cycle, un traitement hormonal ou la ménopause.
- Contrôle de la position du stérilet (DIU) après la pose ou lorsque les fils ne sont pas perçus.
- Bilan de fertilité : réserve ovarienne (compte des follicules antraux), anomalies de l’utérus, monitorage de l’ovulation et des follicules.
- Grossesse débutante : confirmer que la grossesse est bien dans l’utérus, le nombre d’embryons, l’activité cardiaque, et écarter une grossesse extra-utérine. Le NICE (recommandation NG126) préconise l’échographie endovaginale en cas de douleurs ou de saignements en début de grossesse.
À noter : l’échographie n’est pas recommandée comme « dépistage » systématique du cancer de l’ovaire chez les femmes sans symptômes. Le grand essai britannique UKCTOCS (2021) n’a montré aucune baisse de la mortalité grâce au dépistage, et l’US Preventive Services Task Force (USPSTF) le déconseille. L’échographie est la plus utile lorsqu’il existe une raison clinique – et c’est la médecin qui en décide avec vous.
03Comment fonctionne l’échographie endovaginale ?
L’échographie endovaginale fonctionne grâce à l’écho : la sonde envoie des impulsions d’ultrasons à haute fréquence, les tissus les renvoient différemment selon leur densité, et l’appareil transforme ces échos en image en niveaux de gris, en temps réel. Les liquides (comme un kyste simple) apparaissent noirs ; les tissus denses (comme un fibrome) apparaissent plus clairs.
Les sondes vaginales utilisent des fréquences plus élevées que les sondes abdominales (en général environ 5 à 9 MHz), ce qui donne une meilleure résolution à courte distance. C’est pourquoi la recommandation internationale 2023 sur le SOPK définit le compte des follicules avec une sonde vaginale de 8 MHz ou plus.
Pendant l’examen, la médecin déplace et oriente doucement la sonde pour voir l’utérus en coupe longitudinale et transversale, puis chaque ovaire. Les mesures sont prises directement à l’écran : longueur de l’utérus, épaisseur de l’endomètre, taille des ovaires, des follicules ou d’un kyste.
La Klinika Gjata utilise un échographe GE Voluson, un système dédié à la gynécologie et à l’obstétrique. Mais la qualité d’une échographie ne dépend pas seulement de l’appareil : elle dépend surtout de l’expérience du médecin qui la réalise et l’interprète à la lumière de votre histoire.
Sécurité : l’ISUOG (International Society of Ultrasound in Obstetrics and Gynecology) recommande le principe ALARA – utiliser l’énergie la plus faible permettant un bon diagnostic – et la désinfection de la sonde entre chaque patiente. L’échographie diagnostique est utilisée depuis des décennies sans effet nocif démontré.
04Comment se déroule une échographie endovaginale, étape par étape ?
Le rendez-vous d’échographie endovaginale suit quelques étapes simples, et vous pouvez interrompre l’examen à tout moment. Voici ce qui se passe habituellement à la Klinika Gjata :
- Un court entretien. La médecin vous interroge sur le motif de la consultation, la date de vos dernières règles, vos grossesses, vos opérations, votre contraception et vos traitements.
- Explication et consentement. On vous explique pourquoi l’échographie par voie vaginale est nécessaire et comment elle se déroule. Si vous n’avez jamais eu de rapports sexuels, ou si vous préférez une autre voie, dites-le à ce moment – l’alternative est choisie ensemble.
- Vider la vessie. On vous demande d’uriner avant l’examen, car une vessie vide rend l’image plus nette et l’examen plus confortable.
- Préparation en toute intimité. Vous vous déshabillez seulement à partir de la taille, derrière un paravent, et un drap vous est donné pour vous couvrir.
- Position. Vous vous allongez sur la table d’examen, genoux pliés, comme pour un examen gynécologique habituel.
- Préparation de la sonde. La sonde est recouverte d’une nouvelle protection à usage unique et de gel lubrifiant. Si vous êtes allergique au latex, signalez-le avant.
- Introduction de la sonde. La sonde est introduite lentement, sur quelques centimètres seulement. Respirez profondément et relâchez le périnée – c’est beaucoup plus facile ainsi.
- L’examen. La médecin déplace doucement la sonde pour observer l’utérus, l’endomètre et les ovaires, et prend les mesures. Vous pouvez sentir une pression, surtout sur une zone sensible. Dites-le tout de suite si quelque chose vous fait mal.
- Fin de l’examen. La sonde est retirée, on vous donne de quoi essuyer le gel et vous vous rhabillez.
- Explication du résultat. La médecin vous dit ce qu’elle a vu, souvent en vous montrant les images, et discute de la suite.
L’examen lui-même dure en général 10 à 20 minutes ; la consultation complète, avec l’entretien et les explications, dure plus longtemps. Le NHS indique 10 à 45 minutes pour un rendez-vous d’échographie en général.
05Comment se préparer à une échographie endovaginale ? Vessie, moment du cycle et règles
La préparation à une échographie endovaginale est minimale : venez la vessie vide, inutile d’être à jeun, et apportez les informations sur votre cycle. Contrairement à l’échographie abdominale, il ne faut pas boire d’eau avant l’examen.
À savoir :
- Vessie : urinez juste avant l’examen. Une vessie pleine repousse l’utérus et rend l’échographie vaginale moins nette et moins confortable.
- Repas et médicaments : mangez et buvez normalement ; poursuivez vos traitements habituels sauf avis contraire.
- Tenue : une jupe ou une tenue en deux pièces est plus pratique, car vous ne vous déshabillez qu’à partir de la taille.
- Hygiène : votre hygiène habituelle suffit. Pas besoin d’épilation ni de douche vaginale (qui est d’ailleurs déconseillée).
- Tampon ou coupe menstruelle : à retirer avant l’examen.
- Documents : apportez vos échographies, analyses (par exemple hormonales ou bêta-hCG) et comptes rendus précédents, ainsi que la date de vos dernières règles.
À quel moment du cycle ? Cela dépend du motif :
- Pour un bilan général, l’échographie peut être faite n’importe quel jour du cycle.
- Pour évaluer l’endomètre et rechercher des polypes, on préfère souvent la première partie du cycle, juste après les règles, quand l’endomètre est le plus fin.
- Pour la réserve ovarienne (compte des follicules antraux), on choisit en général les premiers jours du cycle, vers le 2e–5e jour.
- Pour le monitorage de l’ovulation, les échographies commencent en général vers le 8e–10e jour et sont répétées tous les 1 à 3 jours, selon le plan de la médecin.
- Pour l’endométriose, aucun jour particulier du cycle n’est nécessaire (AP-HP, Paris).
Peut-on la faire pendant les règles ? Oui. L’échographie endovaginale peut être réalisée pendant les règles et n’est pas nocive. Les jours de flux abondant, l’image de l’endomètre peut être un peu moins nette ; si le motif n’est pas urgent, la médecin peut donc proposer un autre jour. En cas de douleur ou de saignement inhabituel, ne reportez pas la consultation à cause des règles.
06L’échographie endovaginale est-elle douloureuse ? Confort et intimité
L’échographie endovaginale n’est généralement pas douloureuse. La plupart des femmes ne ressentent qu’une pression ou une légère gêne, comparable à la mise en place d’un tampon ou à un examen gynécologique habituel. Le NHS la décrit comme pouvant être « inconfortable » lorsque la sonde est introduite ou déplacée, mais pas comme un acte douloureux.
La gêne peut être plus importante si :
- vous êtes très tendue et les muscles du périnée sont contractés ;
- vous avez une infection, une endométriose ou une zone inflammatoire sensible au toucher ;
- vous êtes ménopausée, lorsque la paroi vaginale est plus sèche ;
- vous avez déjà vécu une expérience désagréable ou traumatisante.
Ce qui aide :
- Respirer lentement et profondément, en relâchant le périnée comme pour uriner.
- Dire librement si quelque chose fait mal – la médecin modifie l’angle ou la pression, ou s’arrête.
- Vous pouvez demander à introduire vous-même la sonde, une possibilité que mentionne aussi le NHS.
- Vous pouvez demander la présence d’une personne accompagnante pendant l’examen.
L’intimité et la dignité font partie de l’examen, ce n’est pas un supplément. Vous vous déshabillez derrière un paravent, vous restez couverte d’un drap tout au long de l’examen, et aucune personne inutile n’est présente dans la pièce. C’est vous qui gardez le contrôle : l’examen n’a lieu qu’avec votre consentement et peut être arrêté à tout moment.
Après l’échographie, vous pouvez reprendre immédiatement le travail et vos activités. De légers saignements sont possibles, surtout pendant la grossesse ou lorsque le col est sensible, et ne sont en général pas inquiétants.
07Échographie pour les jeunes filles et les femmes qui n’ont jamais eu de rapports
Si vous n’avez jamais eu de rapports sexuels, l’échographie endovaginale n’est en principe pas pratiquée et une alternative est choisie, avant tout l’échographie abdominale (sur le ventre). C’est une pratique courante en gynécologie, et il n’y a aucune gêne à avoir – une phrase au début de la consultation suffit.
Les alternatives envisagées :
- Échographie abdominale vessie pleine. La sonde glisse sur le ventre avec du gel. La vessie pleine écarte les intestins et sert de « fenêtre » sur l’utérus et les ovaires. On demande en général de boire environ 0,5 à 1 litre d’eau plate 1 h à 1 h 30 avant l’examen et de ne pas uriner avant la fin.
- La voie endorectale. Dans certains cas, lorsque l’échographie abdominale ne suffit pas à répondre à la question clinique, la littérature médicale décrit aussi l’échographie par voie rectale comme alternative. Elle n’est évoquée que si elle est vraiment nécessaire et n’est réalisée qu’avec votre consentement.
- Autres examens. Si la question clinique reste sans réponse, la médecin peut discuter d’autres étapes, comme une IRM.
Ce que montre l’échographie abdominale : elle visualise bien la taille et la forme de l’utérus, les fibromes les plus volumineux, les kystes ovariens et de nombreuses causes de douleurs ou de troubles des règles. Les détails fins, comme les très petits follicules ou les petits polypes de l’endomètre, sont moins bien vus.
La décision vous appartient. L’examen est choisi ensemble, en tenant compte de ce qu’il faut voir et de ce avec quoi vous êtes à l’aise. Personne ne réalisera d’examen interne sans votre consentement clair. Si vous êtes mineure, un parent ou un tuteur peut être présent.
08Que montre l’échographie endovaginale – et que ne peut-elle pas montrer ?
L’échographie endovaginale montre en détail la structure de l’utérus, de l’endomètre et des ovaires, mais elle ne remplace pas tous les autres examens. Certains diagnostics nécessitent une prise de sang, une hystéroscopie, une IRM ou une biopsie.
Ce qu’elle montre bien :
- Les fibromes (myomes) : nombre, taille et localisation – sous la muqueuse, dans la paroi ou à l’extérieur – ce qui influence les symptômes et le traitement.
- Les kystes ovariens : kystes fonctionnels (folliculaires ou du corps jaune), endométriomes (« kystes chocolat »), kystes dermoïdes et masses nécessitant un bilan complémentaire. Les spécialistes utilisent des règles standardisées, comme celles du groupe IOTA, pour distinguer les aspects bénins de ceux qui doivent être explorés.
- L’endomètre : épaisseur et aspect, polypes ou hyperplasie éventuels. Après la ménopause, selon l’ACOG (Committee Opinion n° 734), un endomètre de 4 mm ou moins chez une femme qui saigne a une valeur prédictive négative supérieure à 99 % pour le cancer de l’endomètre.
- Les ovaires polykystiques : selon la recommandation internationale 2023 sur le SOPK, le critère échographique chez l’adulte est de 20 follicules ou plus dans un ovaire et/ou un volume ovarien de 10 ml ou plus. L’échographie n’est pas recommandée pour diagnostiquer un SOPK dans les 8 ans qui suivent les premières règles.
- L’adénomyose et des signes d’endométriose profonde, lorsqu’ils sont recherchés avec une technique dédiée.
- Les anomalies de forme de l’utérus (par exemple un utérus cloisonné).
- La position du stérilet (DIU).
- Un épanchement liquidien dans le pelvis, qui peut accompagner la rupture d’un kyste ou une grossesse extra-utérine.
- La grossesse débutante : le sac gestationnel est en général visible vers 5 semaines et l’activité cardiaque de l’embryon vers 6 semaines.
Les limites :
- Une échographie normale n’exclut pas une endométriose : les petites lésions superficielles du péritoine sont souvent invisibles (ESHRE 2022).
- L’échographie ne permet pas de savoir si les trompes sont perméables ; des examens spécifiques sont nécessaires (par exemple l’hystérosalpingographie).
- Elle ne remplace pas le frottis (test Pap/HPV) du col, ni les analyses pour les infections.
- L’échographie oriente sur la nature d’une masse, mais le diagnostic définitif du tissu repose sur l’histologie.
- Les organes situés haut dans l’abdomen, ou des ovaires en position haute, peuvent nécessiter en plus une échographie abdominale.
09Résultats de l’échographie endovaginale et suite de la prise en charge
À la Klinika Gjata, vous avez votre résultat immédiatement : l’échographie est réalisée et interprétée par la même médecin pendant la consultation, sans attente de compte rendu, et les résultats sont discutés à la lumière de vos symptômes.
Ce qui peut se passer après l’échographie :
- Résultat normal. Beaucoup d’échographies montrent des organes normaux, ce qui est déjà une réponse précieuse. La médecin vous explique les autres causes possibles de vos symptômes.
- Une anomalie qui nécessite seulement une surveillance. De nombreux kystes fonctionnels disparaissent d’eux-mêmes en 2 à 3 cycles. La recommandation RCOG n° 62 indique que, chez la femme non ménopausée, les kystes simples de moins de 50 mm ne nécessitent en général pas de suivi.
- Analyses complémentaires. On peut vous demander un bilan hormonal, une bêta-hCG, des marqueurs ou un frottis Pap/HPV.
- Autres examens. Hystéroscopie pour des polypes ou des fibromes dans la cavité, IRM pour les cas complexes, ou examens des trompes.
- Le plan de traitement. Médicaments, chirurgie ou parcours de fertilité, discutés avec vous étape par étape.
Quand consulter en urgence (sans attendre le rendez-vous) :
- douleur violente et brutale dans le ventre ou le pelvis, surtout d’un seul côté ;
- saignement très abondant (par exemple une serviette imbibée chaque heure pendant plusieurs heures) ;
- test de grossesse positif avec douleurs, saignements, vertiges, malaise ou douleur à l’épaule ;
- forte fièvre avec douleurs pelviennes.
Il peut s’agir d’une grossesse extra-utérine, d’une torsion d’ovaire ou d’une infection grave. Dans ces cas, rendez-vous immédiatement aux urgences ou appelez le 112.
10Monitorage folliculaire : l’échographie endovaginale pour l’ovulation et la fertilité
Le monitorage folliculaire est une série d’échographies endovaginales au cours d’un cycle, pour suivre la croissance des follicules dans les ovaires, l’épaisseur de l’endomètre et le moment de l’ovulation. Il fait partie du service de fertilité de la Klinika Gjata.
À quoi il sert :
- confirmer si et quand l’ovulation a lieu lors d’un cycle naturel ;
- déterminer les meilleurs jours pour les rapports ou pour une insémination ;
- suivre la réponse aux médicaments stimulant l’ovulation et éviter une croissance excessive de nombreux follicules ;
- programmer l’injection qui déclenche l’ovulation.
Comment il se déroule :
- Une échographie de base en début de cycle (souvent 2e–5e jour) pour voir les ovaires et le compte des follicules antraux.
- Des échographies répétées, en général à partir du 8e–10e jour, tous les 1 à 3 jours selon la croissance.
- La mesure du follicule dominant. Il grandit en général d’environ 1 à 2 mm par jour et atteint environ 18 à 24 mm avant l’ovulation.
- L’évaluation de l’endomètre, qui doit s’épaissir et prendre son aspect préovulatoire typique.
- Une échographie après l’ovulation, si nécessaire, pour confirmer que le follicule s’est rompu.
Chaque échographie ne dure que quelques minutes et demande la même préparation : vessie vide. Le nombre exact de rendez-vous dépend de votre cycle et du plan de traitement.
Le monitorage folliculaire n’est pas qu’une « mesure ». Il s’inscrit dans l’histoire du couple, le bilan hormonal et le spermogramme, et il est interprété par une médecin spécialisée en infertilité. La Pr Assoc. Dr Elinda Gjata est spécialiste de l’infertilité et membre de l’ESHRE (Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie).
11Pourquoi faire votre échographie endovaginale à la Klinika Gjata, à Tirana ?
À la Klinika Gjata, l’échographie est réalisée et interprétée par la gynécologue elle-même, pendant la même consultation : le diagnostic et le plan sont donc discutés avec vous immédiatement, sans passer d’un spécialiste à l’autre.
- Expérience : la Pr Assoc. Dr Elinda Gjata, MD, Dr Sc., est gynécologue-obstétricienne depuis plus de 25 ans et spécialiste de l’infertilité.
- Rôle universitaire : professeure associée à l’Université de médecine de Tirana.
- Formation en échographie : formée à la Ian Donald School, école internationale d’échographie en obstétrique et gynécologie.
- Standards européens : membre de l’ESHRE.
- Équipement : un échographe GE Voluson, dédié à la gynécologie et à l’obstétrique.
- Continuité : de la première échographie au monitorage folliculaire et au traitement de la fertilité, vous êtes suivie par la même médecin.
- Calme et discrétion : une clinique privée à Tirana depuis 2009, où le temps consacré à vos questions fait partie de la consultation.
La clinique se trouve Rruga Hasan Sufa, à Tirana. Pour prendre rendez-vous, appelez le +355 4 234 0059. De nombreuses patientes de la diaspora (France, Italie, Grèce et ailleurs) planifient leur consultation pendant leur séjour en Albanie – apportez vos échographies et analyses précédentes pour comparaison.
12Combien coûte une échographie endovaginale ? Ce qui influence le prix
Le prix d’une échographie endovaginale dépend du type de consultation et de ce qu’il faut évaluer ; le plus fiable est donc d’appeler la clinique pour connaître le tarif actuel. Les prix ne sont pas publiés sur cette page car ils peuvent évoluer.
Les principaux facteurs :
- L’échographie fait-elle partie d’une consultation gynécologique complète ou s’agit-il d’un contrôle isolé.
- L’objectif : bilan général, suivi d’un kyste ou d’un fibrome, ou bilan de fertilité.
- Le nombre d’échographies : le monitorage folliculaire nécessite plusieurs rendez-vous au cours d’un même cycle.
- La nécessité éventuelle d’une échographie abdominale lors de la même consultation.
- Les analyses ou examens complémentaires éventuellement recommandés après l’échographie.
Conseil pratique : lorsque vous appelez, précisez le motif de la consultation (par exemple « douleurs pelviennes », « contrôle d’un kyste », « monitorage de l’ovulation ») pour obtenir une information exacte et un rendez-vous au jour du cycle le plus adapté. Téléphone : +355 4 234 0059.
Autres questions fréquentes
Combien de temps dure une échographie endovaginale ?
L’examen lui-même dure en général 10 à 20 minutes. La consultation complète, avec l’entretien avant et les explications après, dure plus longtemps. Les échographies de monitorage folliculaire sont généralement plus courtes.
Quelle est la différence entre échographie abdominale et endovaginale ?
L’échographie abdominale se fait sur le ventre, vessie pleine, et donne une vue plus large. L’échographie endovaginale se fait avec une sonde dans le vagin, vessie vide, et montre des détails bien plus fins de l’utérus, de l’endomètre et des ovaires. Les deux sont souvent complémentaires.
L’échographie endovaginale est-elle sans danger ? Y a-t-il des rayons ?
Oui, elle est sans danger. L’échographie utilise des ondes sonores et n’expose à aucun rayonnement ionisant, contrairement aux radiographies ou au scanner. La sonde est recouverte d’une nouvelle protection à usage unique et désinfectée entre les patientes, conformément aux recommandations de l’ISUOG.
Peut-on faire une échographie endovaginale pendant la grossesse ? Est-ce risqué pour le bébé ?
Oui, l’échographie endovaginale est la méthode de référence en début de grossesse et ne provoque pas de fausse couche. Elle permet de confirmer la localisation de la grossesse et de voir l’activité cardiaque. Le NICE la recommande en cas de douleurs ou de saignements les premières semaines.
À partir de quand voit-on une grossesse à l’échographie endovaginale ?
Le sac gestationnel est en général visible vers 5 semaines d’aménorrhée et l’activité cardiaque de l’embryon vers 6 semaines. Si l’échographie est faite très tôt, un second contrôle 7 à 14 jours plus tard peut être nécessaire, souvent avec un dosage de bêta-hCG.
Peut-on faire une échographie endovaginale pendant les règles ?
Oui. L’examen n’est pas nocif pendant les règles et il est parfois demandé justement en début de cycle, par exemple pour la réserve ovarienne. Les jours de flux abondant, l’endomètre peut être moins bien visible ; un contrôle de routine peut donc être décalé. Retirez votre tampon ou votre coupe menstruelle avant l’examen.
Fait-on une échographie endovaginale chez une femme vierge ?
En principe non. Chez les jeunes filles et les femmes qui n’ont jamais eu de rapports, l’échographie abdominale vessie pleine est le premier choix. Il suffit de le dire en début de consultation ; la solution est décidée ensemble et aucun examen interne n’est fait sans votre consentement.
Est-il normal de saigner un peu après une échographie endovaginale ?
De légers saignements peuvent survenir, surtout pendant la grossesse ou si le col est sensible, et s’arrêtent en général rapidement. Si le saignement est abondant, persiste ou s’accompagne de fortes douleurs, contactez votre médecin ou les urgences.
Peut-on avoir des rapports avant l’échographie ?
Pour une échographie gynécologique de routine, il n’y a pas de contre-indication. Pendant un monitorage de fertilité, la médecin peut vous donner des consignes précises sur les jours des rapports selon le plan de traitement.
On m’a trouvé un kyste ovarien à l’échographie. Est-ce grave ?
La plupart des kystes chez la femme en âge de procréer sont fonctionnels et disparaissent d’eux-mêmes en 2 à 3 cycles. Selon la recommandation RCOG n° 62, les kystes simples de moins de 50 mm avant la ménopause ne nécessitent en général pas de suivi. Les kystes complexes, volumineux ou après la ménopause sont évalués plus attentivement, parfois avec une prise de sang ou une IRM.
Que signifie la présence de fibromes (myomes) à l’échographie ?
Les fibromes sont des tumeurs bénignes du muscle utérin et sont très fréquents. Beaucoup ne donnent aucun symptôme et sont simplement surveillés. Le traitement dépend de leur taille, de leur localisation et des symptômes, comme des règles abondantes, des douleurs ou une difficulté à concevoir.
Que veut dire « endomètre épais » ?
L’endomètre change d’épaisseur au cours du cycle et il est naturellement plus épais avant les règles ; il s’interprète donc toujours selon le jour du cycle. Après la ménopause, un endomètre de plus de 4 mm chez une femme qui saigne nécessite en général un bilan complémentaire (ACOG). La médecin vous expliquera si l’aspect est normal dans votre situation ou si une hystéroscopie ou une biopsie est nécessaire.
Peut-on diagnostiquer un SOPK avec une échographie endovaginale ?
L’échographie est l’un des trois critères, pas le seul. Le diagnostic de SOPK repose aussi sur les cycles irréguliers et sur les signes ou le dosage des androgènes. Selon la recommandation 2023, le critère échographique est de 20 follicules ou plus dans un ovaire et/ou un volume supérieur à 10 ml, et l’échographie n’est pas utilisée pour le diagnostic dans les 8 ans qui suivent les premières règles.
L’échographie endovaginale détecte-t-elle l’endométriose ?
L’échographie endovaginale détecte bien les endométriomes ovariens et, avec une technique dédiée, de nombreuses formes d’endométriose profonde. Elle voit mal les petites lésions superficielles : une échographie normale n’exclut donc pas une endométriose (ESHRE 2022).
Peut-on contrôler un stérilet par échographie endovaginale ?
Oui. L’échographie montre si le stérilet est bien positionné dans l’utérus. Un contrôle est conseillé après la pose, lorsque les fils ne sont pas perçus, ou en cas de douleurs ou de saignements inhabituels.
Faut-il une échographie endovaginale après la ménopause ?
Oui, quand il y a un motif : en particulier, tout saignement après la ménopause doit être exploré sans tarder, et l’échographie endovaginale est la première étape pour mesurer l’endomètre. Si la paroi vaginale est sèche, la médecin utilise davantage de gel et procède lentement.
Faut-il faire une échographie endovaginale chaque année en prévention ?
L’échographie n’est pas recommandée comme dépistage systématique du cancer de l’ovaire chez les femmes sans symptômes (USPSTF ; essai UKCTOCS 2021). Le suivi gynécologique régulier et le frottis Pap/HPV ont leur propre rôle ; l’échographie se fait en cas de symptômes, d’anomalie déjà connue ou pour un projet de grossesse.
Que faut-il apporter à l’échographie ?
La date de vos dernières règles, la liste de vos médicaments, vos échographies et analyses précédentes (surtout si vous venez de l’étranger) et les questions que vous souhaitez poser. Une tenue confortable en deux pièces facilite la consultation.
Quel jour du cycle est le meilleur pour une échographie gynécologique ?
Cela dépend du motif de l’examen :
- Pour un contrôle général, des polypes ou l’évaluation de l’endomètre, le meilleur moment est généralement juste après la fin des règles, vers le 5e–10e jour du cycle, quand l’endomètre est fin.
- Pour le suivi de l’ovulation, les échographies se font à des jours précis indiqués par la doctoresse.
- Pour la réserve ovarienne, plutôt en début de cycle, vers le 2e–5e jour.
- Pour certains kystes ovariens, un contrôle 6 à 8 semaines plus tard peut être utile, car beaucoup disparaissent d’eux-mêmes.
En cas de douleur intense, de saignements inhabituels ou de suspicion de grossesse, n’attendez pas le jour « idéal » : contactez la clinique. À la prise de rendez-vous, indiquez-nous le motif et la date de vos dernières règles afin que nous vous conseillions le bon jour.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale.